Posts Tagged “Jeu de Paume”

Willy Ronis

© Willy Ronis

07 juil 09 > 30 août 09

Exposition présentée à la chapelle Sainte-Anne
dans le cadre des Rencontres Photographiques d’Arles

La sélection des 80 photographies composant cette exposition rétrospective, présentée à la chapelle Sainte-Anne, vise à présenter un aspect de l’œuvre de Willy Ronis qui témoigne d’une conscience profonde de la nature même des images, et ce malgré son inscription traditionnelle dans le discours habituel du courant humaniste. Pour Ronis, la photographie n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’exprimer sa propre expérience des réalités sociales qui l’entourent. Qu’elles soient prises dans la rue, dans une usine, en pleine nature ou dans l’intimité, ses photographies constituent un recueil d’instants échelonnés sur l’ensemble de sa carrière de photographe, fondement de sa propre version du réel.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le flambeau de la photographie française est porté par le Groupe des XV, auquel appartiennent Robert Doisneau, René-Jacques, Marcel Bovis et, bien sûr, Willy Ronis. La vision anecdotique, la parodie, la tendresse, la finesse visuelle sont parmi les procédés narratifs chers à la photographie humaniste, et sa raison d’être. Les rues animées de Paris, ses quartiers populaires, ses flâneurs, des enfants en train de jouer, ou plus généralement des scènes de la vie de tous les jours constituent le décor dans lequel ces photographes allient poésie et vocation spontanée à “changer le monde”.

Willy Ronis n’en est pas moins persuadé de l’imposture que recèle toute tentative de donner une vision édulcorée de l’injustice sociale par la photographie. Il se livre à une exploration systématique de la vie des classes les plus démunies, pleine de conviction et de lucidité. En témoignent ses photographies d’ouvriers, de piquets de grève et de harangues enflammées de syndicalistes, que ce soit aux usines Citroën (1936) et Renault (1950), aux mines de Saint-Étienne (1948), ou dans les rues de Paris (1950). Or, au delà de sa sensibilité aux conditions de travail, familiales et sociales des ouvriers de l’époque, affleure un photographe dont les intérêts sociopolitiques ne s’accommodent pas de fragments de vie croqués çà et là, mais exigent de lui un engagement actif. Ronis n’est pas misérabiliste, il ne maquille pas la pauvreté ; il n’esthétise pas les pauvres ni ne chante leurs louanges, mais s’associe à leurs revendications, à leur lutte, à leurs manifestes.

Exposition réalisée par le Jeu de Paume
En collaboration avec Willy Ronis / Agence Rapho

Chapelle Sainte-Anne
Place de la République
13200 Arles

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André Kertesz

© André Kertész

30 juin 09 > 29 août 09

Qu’il soit dans un jardin, un autobus, un café, une bibliothèque ou un salon, sur sa terrasse ou dans son lit, à l’école ou à la guerre, debout, assis ou couché, le lecteur est ailleurs, dans un autre univers.

C’est ce décalage spatial et temporel, affectif et spirituel, qu’André Kertész a photographié. Il réussit à nous raconter l’histoire de la prise en otage du lecteur capturé par la délectation de ce dialogue intime avec le texte.

Jeu de Paumes “hors les murs”

Musée d’Art et Archéologie
37 rue des Carmes
15000 Aurillac

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© Martin Parr 2007

30 juin 09 > 27 sept 09

Couleurs voyantes, motifs bizarres et narrations concises sont les caractéristiques de la photographie de Martin Parr (né à Bristol en 1952). Si plusieurs de ses images peuvent paraître excessives dans leur propos, elles sont toujours étonnamment inventives et pleines d’humour. Pendant plus de trente années, Martin Parr a réalisé un vaste travail documentaire sur la société occidentale, principalement en Grande-Bretagne, son pays d’origine. Mais il s’est aussi intéressé aux phénomènes de la mondialisation tels que le tourisme de masse, les comportements consuméristes ou le soi-disant temps libre. Son travail est aujourd’hui considéré comme une satire de la vie contemporaine démasquant le grotesque dans le banal.

Membre de la légendaire agence Magnum, Martin Parr est l’un des photographes actuels les plus actifs et dynamiques. Depuis les années 1980, il a publié plus d’une trentaine de livres et exposé dans d’innombrables expositions individuelles ou collectives.

L’exposition “Planète Parr”, produite en collaboration avec la Haus der Kunst de Munich, propose un dialogue entre les photographies de l’artiste (séries “Luxury”, “Small World”, et projet “The Guardian Cities Project”) et sa vaste collection d’objets hétéroclites. Elle dévoile l’acuité du regard de Martin Parr et sa fascination pour le merveilleux du quotidien où se mêlent l’intime et le collectif, œuvres d’artistes reconnus et art populaire. Pour la première fois sont exposés non seulement son extraordinaire collection de livres de photographies et d’épreuves d’auteurs britanniques ou internationaux, mais aussi un grand nombre d’objets ou de curiosités collant au plus près de l’actualité politique ou sociale (les montres Saddam Hussein, le papier toilette Oussama Ben Laden ou les théières Margaret Thatcher…), ou reflétant l’absurdité et la vacuité de notre société de consommation (trône en tête des objets recherchés et amassés par Martin Parr le plus gros paquet de chips jamais commercialisé !).

Jeu de Paume (site Concorde)

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07 mars 09 de 10h30 à 13h

Colloque sous la direction de Georges Didi-Huberman, avec Jacques Rancière et Sophie Ristelhueber : un débat sur la “position”, au sens simultanément matériel et politique, prise par les images dans le monde contemporain.

À l’auditorium Concorde, le samedi 7 mars à 10 h 30. Réservation (dans la limite des places disponibles).

Jeu de Paume

“Images de conflits / Conflit d’images” : un programme de conférences et de films qui vise à mettre en tension différents sujets liés aux dimensions politique, sociale et idéologique de la mise en images des conflits, ainsi que les éléments qui déterminent la production, la diffusion et la réception de ces images. Il est organisé à l’occasion des expositions de Robert Frank et de Sophie Ristelhueber, et de celles, programmées au printemps 2009, d’Harun Farocki et Rodney Graham, et d’Agustí Centelles.

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R. Franck

R. Franck

20 jan. 09 > 22 mars 09

Il ne savait sans doute pas ce qui l’attendait, Robert Frank, quand il se mit en tête de parcourir son pays, quatorze mois durant, grâce à une bourse de la Guggenheim Foundation. C’était entre avril 1955 et juin 1956, il avait à ses côtés sa femme et leurs deux enfants. De Miami à Las Vegas, en passant par Georgetown et l’Arizona profond, il a ramené de ce voyage 700 pellicules, quelque 20 000 instantanés. Et en a retenu 83 seulement, réunis au sein d’un livre publié par l’éditeur français Robert Delpire en 1958 dans Les Américains. Ils sont organisés par Frank lui-même en séquences, avec l’application des principes du montage cinématographique à des images fixes.

L’exposition propose un dialogue entre la sélection de photographies de Paris, choisies par Robert Frank et Ute Eskildsen (présentées au Museum Folkwang de Essen) et l’intégralité des photographies du livre Les Américains, prêtées pour l’occasion par la Maison Européenne de la Photographie (Paris).

Jeu de Paume(site Concorde)

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Repos 1935 Emmanuel Sougez
Repos; Emmanuel Sougez (1935)

10 févr.09 > 24 mai 09

Dès le début des années 1920, Paris s’affirme comme nouveau lieu de promotion des avant-gardes et sans aucun doute, comme carrefour de la nouvelle photographie en Europe. Si la capitale française devient à l’époque ce lieu de rencontres et d’échanges pour des photographes de nationalités et d’horizons divers, c’est parce qu’elle représente alors un modèle de modernité et un espoir économique au lendemain de la Première Guerre mondiale. Mais c’est aussi et parce qu’elle s’avère être aux yeux de nombreux émigrants contraints à l’exil, un lieu de refuge pour les libertés politiques ou confessionnelles.

Jeu de Paume(Hotel de Sully)

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Every one 2; Sophie Ristelhueber
Every one 2; Sophie Ristelhueber

20 jan.09 > 22 mars 09

Sophie Ristelhueber (née en 1949) vit à Paris, où, avant de se consacrer à la photographie, elle a fait des études littéraires et a travaillé dans la presse et l’édition.

Dans cette première grande exposition de l’artiste en France, le Jeu de Paume présente, entre autres séries, “Beyrouth”, “Vulaines”, “Fait”, “Eleven Blowups”…, ainsi que deux films inédits dont l’un spécialement conçu pour la circonstance.

Pas de sentiment chez Ristelhueber. Juste des faits, des traces et des reliques, des surfaces et des objets. Elle dit : j’ai vu cela, à vous d’imaginer, de vous représenter… Les partis pris de l’artiste, qui visent à brouiller la représentation, laissent le spectateur un peu plus désemparé.

Elle a photographié les bâtiments détruits de Beyrouth en 1982 après la guerre du Liban. Elle a enregistré les cicatrices sur les corps en ex-Yougoslavie. Elle a parcouru les routes secondaires de Cisjordanie que des Israéliens ont obstruées de rochers pour empêcher les Palestiniens de circuler. Elle a saisi les rues trouées par des explosions d’obus au Liban.

Jeu de Paume(site Concorde)

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