Archive de l'auteur

Jim Golberg

©Jim Golberg

05 mai 09 > 26 juil 09

« Open See » fait partie du vaste projet de Jim Goldberg , The New Europeans , documentant l’ exode de réfugiés, d’immigrants et de populations victimes de trafic humain venus en Europe pour y refaire leur vie.

En 2003, il est missionné par Magnum pour démarrer le projet Periplus à l’occasion des Jeux Olympiques d’Athènes. Jim Goldberg a choisi de photographier en Grèce - berceau de l’Europe- les populations d’immigrés, leur détresse et leur errance. Le nombre d’immigrés en Grèce est estimé entre 1,5 et 2 millions d’individus, dont la plupart vivent dans la clandestinité, sans papiers, sans droits. (En 2007, la Grèce n’avait accepté que 140 des 20692 demandes d’asile déposées.) Pour échapper aux situations de crise dans leur pays d’origine et enfin connaître une vie meilleure, ils sont prêts à risquer leurs vies, entassés sur des embarcations fragiles, menacés par les passeurs ou les gardes frontières, souvent privés d’eau et de nourriture.

Depuis 2003, Jim Goldberg a réalisé photographies, films et polaroids annotés par les acteurs de ces reportages pour commenter leur parcours ; il a aussi rassemblé manuscrits, notes, objets éphémères et recueilli des histoires. Ces individus sont les victimes des crises , en Europe et dans le monde : réfugiés économiques de régions en proie à la pauvreté, travailleurs forcés, esclaves sexuels kidnappés ou dupés par le mirage économique. Beaucoup d’entre eux ont quitté des communautés dévastées par le SIDA ou des régimes totalitaires, dans l’espoir de plus de sécurité et de prospérité en Europe.

En 2007, le Prix HCB est décerné à Jim Goldberg. Cette bourse lui permet de poursuivre son projet en s’intéressant aux pays d’origine des migrants , à leurs conditions de vie au moment du départ et aux raisons qui les poussent à fuir: la chute de l’Union Soviétique et l’esclavage sexuel en Ukraine , les violences intercommunautaires en Inde , le désordre politique au Bangladesh , la guerre civile au Liberia , les conflits en République Démocratique du Congo , la pauvreté au Sénégal et en Mauritanie . Plus généralement, Open See traite des problématiques liées à la mondialisation et soulève les questions du racisme, de l’intégration et de la persécution culturelle. Malgré les réalités douloureuses auxquelles ces individus doivent faire face, leurs histoires sont empreintes d’espoir et d’héroïsme.

Le catalogue, publié par Steidl regroupe, dans un coffret, quatre volumes présentant chacun, un des pays photographiés par Jim Goldberg : la Grèce, l’Inde, l’Ukraine et les pays d’Afrique.

L’exposition présente sur deux étages, les histoires de ces migrants à travers des portraits, polaroids, vidéos et notes inscrites sur les photos pour témoigner de leur vie et de leur voyage vers un avenir meilleur. « My work documents the complex ways that people struggle to affirm their dignity and integrity when social circumstances, time or situation work against them .” Jim Goldberg collabore activement avec les sujets de ces photographies en leur demandant de laisser un message, un dessin, un souvenir de leur vie passée ou future. La scénographie, conçue par l’artiste présentera une centaine de photographies, alternant polaroids, grand format et collages. Ces images sont un témoignage de la volonté humaine, de l’énergie qui permet de concrétiser les rêves de liberté, quelque soit la nationalité, la religion ou la classe sociale.

Parallèlement, Magnum Gallery présentera du 6 mai au 31 août Rich & Poor de Jim Goldberg , série mythique publiée en 1985, portrait poignant de l’Amérique des années 80. Un témoignage direct et dérangeant, dans lequel les personnes photographiées, aux extrémités de l’échelle sociale, commentent par écrit leur existence. Infos : gallery@magnumphotos.fr

(« Mon travail parle de la façon dont les gens se battent pour affirmer leur dignité et leur intégrité lorsque les conditions sociales, le temps ou la situation travaillent contre eux. » )

Fondation HCB

2, impasse Lebouis
75014 Paris

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©Yuki Onodera

7 mai 09 > 27 juin 09

Pour sa 5e exposition personnelle à la galerie RX, Yuki Onodera présente une série inédite en France intitulée 12 Speed de 8 photographies.
Il s’agit de deux séries de douze photographies, les unes en couleur et les autres en noir et blanc. À première vue, les différents objets soigneusement disposés sur la table - des pierres, un char miniature, des oranges, un appareil photo, un vase, un chapelet, des hamburgers, un étui à cartouches, un verre de lait, un casque audio - nous semblent identiques d’une photo à l’autre. Mais à y regarder de plus près, le miroir rond et légèrement concave posé comme un autel au centre de l’image, lui, a changé d’angle. Une luxuriante verdure vient s’y refléter, car ces photos ont été prises au cœur d’une épaisse forêt.

Galerie RX

6 avenue Delcassé, Paris 8ème

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© Don McCullin

12 mai 09 > 13 juin 09

A l’occasion de la sortie de l’album RSF “100 photos pour la liberté de la presse”, la FNAC Montparnasse consacre une exposition à ce grand nom du photo-journalisme. Digne héritier d’un Robert Capa ou d’un Henri Cartier-Bresson ou encore Gilles Caron. Il découvre la photographie lors de son service militaire. Cet art lui permettra dès lors d’exprimer la souffrance et la détresse humaine. D’abord dans son propre quartier de Londres, plus tard à travers le monde, le reporter témoigne de la guerre, de la violence et de la pauvreté. On lui doit notamment de remarquables clichés en noir et blanc immortalisant la famine au Biafra, le conflit israélo-palestinien, la guerre du Vietnam, pendant laquelle il accompagne un bataillon de l’armée américaine, ou encore les ravages du sida en Afrique. Travaillant au péril de sa vie, le photographe finit par se retirer du monde de la presse pour se consacrer à l’art du paysage et de la nature morte. Témoin des grands événements qui ont bouleversé monde entre les années 1960 et 1990, Don McCullin a fait de son art un véritable combat pour la dignité humaine.

FNAC Montparnnasse

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Le mur, Berlin, ex-RFA, 1962 © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

15 avr. 09 > 30 août 09

A l’occasion du centenaire de la naissance d’Henri Cartier-Bresson, la Maison Européenne de la Photographie présente un choix d’oeuvres du photographe à partir de ses collections. Quelques 120 tirages provenant de deux séries majeures, Paris et Les Européens, retracent son parcours de 1929 à 1978.

MEP

5/7 rue de Fourcy, Paris

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©William Eggleston

04 avr. 09 > 21 juin 09

En réponse à l’invitation de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, William Eggleston mène depuis trois ans un vaste travail photographique sur Paris.

La Fondation Cartier pour l’art contemporain accueillera pour la troisième fois le photographe américain William Eggleston. Après Déserts (en 2000) et Kyoto (en 2001), il exposera son dernier travail photographique, une série de clichés sur la ville de Paris.

Faisant suite à la première rétrospective du photographe en 2001, Paris est sa seconde exposition personnelle à la Fondation Cartier.

L’exposition Paris est l’occasion de découvrir la capitale sous un autre jour. La ville, qui bénéficie d’une représentation très forte dans l’imaginaire collectif, a ainsi été explorée de manière plus intime et plus personnelle. Résultat, William Eggleston a photographié des scènes du quotidien de la vie parisienne.« Lorsque les gens me demandent ce que je fais, je leur réponds que je prends des photos de la vie d’aujourd’hui », explique t-il.

Les monuments légendaires de la capitale laissent donc place aux fleurs en plastique d’une vitrine, à des sacs-poubelles remplis de déchets ou encore à des détails inhabituels d’une sculpture. L’inattendu et les évidences du paysage urbain parisien sont sublimés à travers les clichés de William Eggleston.

Cette exposition est également une occasion unique de découvrir, en regard des photographies, une récente série de peintures - une dimension de son œuvre jusque-là inconnue et dévoilée ici pour la première fois au public.

Fondation Cartier

261, boulevard Raspail, Paris

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Ralph Gibson

©Ralph Gibson

3 avr. 09 > 18 mai 09

> Inauguration de l’exposition le 2 avril à partir de 18h
> Rencontre avec Ralph Gibson le 12 mai à partir de 16h

« Un photographe a dit un jour que la beauté féminine est infinie. Peut-être était-ce moi. À vrai dire je me souviens distinctement l’avoir déclaré, et cette conviction demeure aujourd’hui la mienne. Nous observons ce miroir psychologique qu’est le corps humain avec une fascination qui persiste indéfiniment. Tout au moins c’est ce que l’histoire de l’art semble indiquer. La Venus de Willendorf est datée d’environ 25000 avant Jésus-Christ… Ce qui est assez ancien pour finir de me convaincre. J’adore photographier les femmes et je dirais que la forme du corps féminin est absolue et parfaite. »        Ralph Gibson

Galerie Lucie Weill & Seligmann

6 rue Bonaparte - 75006 Paris
du mardi au samedi de 11h à 19h

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Marc Riboud, le peintre surnommé Zazou,Paris 1953

©Marc Riboud, le peintre surnommé Zazou,Paris 1953

3 mars 09 > 26 juil. 09

“Mon obsession : photographier le plus intensément possible la vie la plus intense.
C’est une manie, un virus aussi fort pour moi que le réflexe d’indépendance.”

Marc Riboud.

Le musée de la Vie romantique présente environ 110 photographies de Marc Riboud, dont une majorité de tirages originaux* noir et blanc inédits, notamment des variations inconnues d’images emblématiques (Le Peintre de la Tour Eiffel, 1953 ; La Jeune fille à la fleur, Washington, 1967).

L’exposition retrace les différentes étapes du parcours éclairé de ce voyageur infatigable aujourd’hui âgé de quatre-vingt-cinq ans. À travers la science toute intuitive de l’instantané, Marc Riboud s’est imposé très tôt parmi les meilleurs témoins de l’histoire des soixante dernières années jusqu’aux récentes élections présidentielles américaines.

Une série de portraits participe de son journal intime, tandis que ses ultimes prises de vues en couleur de Chine bouclent son voyage fraternel et engagé, semé d’embûches, tel qu’il l’avait commencé dès les années 1950. Des séquences plus secrètes de la vie courageuse de cet honnête homme, poète épris d’humanité comme de nature, apaisent une sensibilité toujours à l’écoute, vibrante de tendresse et d’humour.

Le catalogue regroupe des textes de Jean Lacouture, ami des premiers jours et de l’écrivain-voyageur André Velter, une analyse de l’historien de la photographie Michel Frizot et une étude biographique très complète de Daniel Marchesseau.

Le musée de la vie romantique

Hôtel Scheffer-Renan

16, rue Chaptal - 75009 Paris

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Marcus Bleasdale Route 66, 2008

Marcus Bleasdale Route 66, 2008

> 16 mai 09

Photographies de

Bruno Barbey, Jean-Gabriel Barthélemy, Marcus Bleasdale, Sarah Caron, Marie-Laure de Decker, Cédric Gerbehaye, Lauren Greenfield, Diane Grimonet, Derek Hudson, Antonin Kratochvil, Ben Lowy, Christopher Morris

La galerie Polka expose une dizaine de photographes, tous rassemblés sous un même titre : « Changer de regard sur le monde », capturer la vie ou la désolation aux quatre coins du globe. On y trouve Marc Riboud et Bruno Barbey notamment, deux photographes de l’agence Magnum.

Des artistes de renom et de jeunes espoirs de la photographie, des tirages d’époque et des tirages modernes.

Polka Galerie

Allée du Figuier

104, rue Oberkampf - 75011 Paris

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Gabor Ösz, 2008

13 mars 09 > 26 avr. 09

Gabor Ösz,

les couleurs du noir et blanc

L’idée de départ est venue de mon travail précédent sur le principe de la chambre noire. Si la photographie est une méthode de reproduction, en utilisant une chambre noire pour exposer le papier photosensible à l’action de la lumière, on peut tout de même réaliser des oeuvres d’art uniques, complètement originales. De même que la diapositive, le cibachrome donne directement une image en couleur positive.

En revanche, un papier photographique noir et blanc exposé à la lumière produit une image négative. Avec le papier photographique pour le noir et blanc, le seul moyen d’obtenir directement une image positive consiste à inverser le réel pour le mettre en négatif, si l’on peut dire.

C’est pourquoi j’ai repeint une portion du réel de manière à ce qu’elle apparaisse en positif dans l’image en noir et blanc. La portion du réel que j’ai choisie pour l’occasion est un angle de mon atelier. Je cherchais à imiter les effets du noir et blanc. Autrement dit, les tonalités avaient beaucoup d’importance, mais je pouvais employer un large éventail de teintes pour arriver au résultat voulu.

Galerie Loevenbruck

40 rue de Seine, 2 rue de l’Echaudé - 75006 PARIS

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Oliviero Toscani, Kissing-nun, 1992

Oliviero Toscani, Kissing-nun, 1992

03 mars 09 > 24 mai 09

Depuis son invention, la photographie est au centre de nombreuses, controverses et de procès retentissants. Symbole de liberté d’expression et de droits individuels, mais aussi de pouvoir et d’argent, la photographie est confrontée régulièrement aux autorités, à la censure ou à la manipulation. Elle a suscité des débats passionnés qui se sont souvent terminés devant les tribunaux. Initialement présentée au Musée de l’Elysée de Lausanne, l’exposition propose un large choix de photographies, célèbres ou méconnues, qui ont fait l’objet de procès ou de polémiques, des débuts du medium jusqu’à l’art contemporain. L’ensemble permet ainsi de mieux comprendre le regard que les sociétés et les cultures portent sur les images de leur temps.

Bnf/site Richelieu/Galerie de photographie

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